PAPARAZZI

de Jacques Rozier (1963, 18’)


SÉLECTION OFFICIELLE CANNES CLASSICS 2017



Lundi 22 mai à 20:00, Salle Buñuel

Séance présentée par Jacques Rozier



Paparazzi et Le Parti des choses/Bardot - Godard, sont deux courts-métrages réalisés en 1963 à Capri, en marge du tournage du film Le Mépris de Jean-Luc Godard.

Le cinéaste filme Brigitte Bardot (star inaccessible et sublime) et poursuit les paparazzi qui la pourchassent. Un jeu de cache-cache, autour de Jean-Luc Godard, Michel Piccoli, Fritz Lang, Jack Palance et Giorgia Moll.

ACTUALITES

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MARDI 19 JUILLET 2016 / dès 19:30

Cinéma le Méliès - Port-de-Bouc

Dans le cadre de ZONES PORTUAIRES

http://www.zonesportuaires.com/


RENCONTRE EXCEPTIONNELLE AVEC JACQUES ROZIER

En savoir plus sur Jacques Rozier



PROJECTION DU FILM

ADIEU PHILIPPINE

1961, 106 mn


Réalisateur : Jacques Rozier

Scenario : Jacques Rozier, Michèle O’Glor

Image ; René Mathelin

Montage : Jacques Rozier

Interprétation : Jean-Claude Aimini, Yveline Cery, Stefania Sabatini, Vittorio Caprioli


 

En 1960 Rozier réalise son premier film « Adieu Philippine », aperçu de la jeunesse française des années 60 ayant pour toile de fond la guerre d’Algérie.

Présenté à Cannes en 1962, il obtient le premier Prix de la Critique attribué

.Le film sort l’année suivante et devient l’un des films phares de la Nouvelle Vague.

« Quiconque n’aura pas vu Yveline Cery danser un  tcha tcha les yeux dans la camera » théorise Godard « ne pourra plus se permettre de parler de cinéma sur la Croisette »

 

Avant même sa sortie, il est choisi comme le film emblématique de ce courant par Eric Rohmer et tout le comité de rédaction des cahiers du cinéma qui le mettent  en couverture de leur n° spécial sur La Nouvelle Vague ( n° 138 décembre 1962 )

 

«  Premier long métrage et chef d’œuvre d’un cinéaste rare, Adieu Philippine tient une place à part dans ce qu’on appelle déjà la Nouvelle Vague. D’abord parce qu’il a été tourné en pleine guerre d’Algérie-son acteur prncipal, Jean-Claude Aimini devait d’ailleurs y partir peu après. Par delà les flirts au café et la liberté des corps adolecents sous le soleil corse, ce film témoigne d’un fossé flagrant dans la France gaulliste, entre les jeunes gens de vingt ans et les autres, qui dès 1963 (quand sortira le film), auront déjà oublié la guerre d’Algérie.

Adieu Philippine brille aussi d’un éclat singulier dû à deux qualités de son auteur : sa virtuosité de monteur, à l’image et au son, qui rapproche le film de son projet ini- tial de comédie musicale ; et son expérience d’assistant aux studios de la Radio- Télévision Française à la grande époque du direct, qui l’engage à mêler subtilement documentaire et fiction. Les trois longues années qui séparent le tournage de la sor- tie auront au moins permis à Rozier de forger son art poétique : « Un artiste, c’est quel- qu’un qui se bat avec des images, des sons, des bruits ».

Charlotte Garson

 

La scène d’adieu et de départ du bateau « le Cyrnos » depuis le port de Calvi, est un prodige  de tournage et de montage des images et des sons , à la fois documentaire et fictionnel et est une métaphore des départs en bateau pour la guerre (en Algérie )

 

Précédé de

SUPPLEMENT AU VOYAGE EN « TERRE PHILIPPINE »

Réalisation : Jacques Rozier

Assistante : Michèle Berson

Arrangements musicaux : Philippe Caussignac

Montage : J.Rozier, Eric Bernaud, Christian Argentino

Production : A 17, Extérieur Nuit

 

court-métrage de Jacques Rozier à propos d’ « Adieu philippine » il nous livre un de ses « secrets » de cinéma, à propos du montage   de la scène d’adieu finale.


Francois Truffaut a écrit en 1963 à propos d’Adieu Philippine :

« le film entier n’est qu’un poème ininterrompu. La poésie, dans ce film, ne devait pas être visible aux projections de rushes, car elle nait d’une somme d’accords parfaits entre les images et les mots, les bruits et la musique. »

L’accord parfait. En peinture comme en musique, c’est celui que trouvent les plus grands, ceux qui ont l‘élégance de faire croire qu’ils n’ont même pas eu à le chercher. C’est bien de cela qu’il s’agit avec Jacques Rozier.


Emile Breton

 



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diMANCHE 10 AVRIL 2016, à 14:30


LA Cinémathèque présente

dans le caDre d’une RÉTROSPECTIVE PIERRE RICHARD



Les Naufragés

de l’île de la tortue

Jacques Rozier

France / 1974 / 140 min / 35mm

Avec Pierre Richard, Jacques Villeret, Maurice Risch


Séance présentée par Pierre Richard et Jacques Rozier

avec le concours d’Extérieur Nuit



Le film sera précédé d’extraits :


Ni Figue,Ni raisin n° 5

Jacques Rozier 1965 48'

« Etoile des neiges » avec Pierre Richard, Victor Lanoux, Arlette Didier  4'


Ni Figue,Ni raisin n° 8

Jacques Rozier 1965   61'

Les Argonautes 12’  

comédie musicale de Jacques Rozier  avec Pierre Richard, Dalida, Arlette Didier,

Roger Trapp, Jess Hahn...

musique: Antoine Duhamel

 

   Brigitte Bardot dans Paparazzi de Jacques Rozier, 1963

Paparazzi  (1963)


Scénario : Jacques Rozier

Image : Maurice Perrimond

Musique : Antoine Duhamel

Son : Jean Barronet 

Interprétation : Brigitte Bardot, Jean-Luc Godard, Michel Piccoli, Fritz Lang, Jack Palance, Giorgia Moll et trois "paparazzi"

Textes de Jacques Rozier dits par Michel Piccoli, Jean Lescot et Davide Tonelli

Montage : Jacques Rozier

Production : Films du Colisée (Jacques Rozier)


En 1963, je produis et réalise en même temps en marge du tournage du « Mépris » deux films  : « Paparazzi » sur les rapports conflictuels de Brigitte Bardot avec ces photographes chasseurs d’images, dont la désignation sous le terme « paparazzi » n’est pas encore arrivée en France, et « Le Parti des choses : Bardot-Godard » sur la rencontre cinématographique inattendue à l’époque de ces deux stars, l’une du cinéma traditionnel, l’autre de la Nouvelle Vague.

Concernant "paparazzi",  le terme "making off" est inopportun.

C'est plutôt un film de fiction constitué la plupart du temps d'éléments enregistrés consciemment de part et d'autre. Ainsi le dialogue en champ - contrechamp : BB - les 3 paparazzi a-t-il été établi avec la connivence des deux partis.

Jacques Rozier

EXTERIEUR NUIT oeuvre à la restauration

et à la numérisation en 4k des films de Jacques Rozier


En 2017, Paparazzi et Le parti des choses : Bardot, Godard, sont restaurés et numérisés en partenariat avec A17, La Cinémathèque française, Jacques Rozier, les Archives audiovisuelles de Monaco, La Cinémathèque suisse et le laboratoire Hiventy

avec le soutien du CNC




A propos de Paparazzi

Interview de Jacques Rozier


« Godard-Bardot c’était un coup de tonnerre à l’époque: la star médiatique française tourne avec le réalisateur emblématique de la Nouvelle Vague - soit, pour le tout-venant, le mariage de la carpe et du lapin ! Godard je le connaissais, Bardot c’était le point d’interrogation. Je débarque à Rome, j’appelle Jean-Luc qui finissait la partie romaine du tournage, il m’invite à un cocktail pour me présenter Bardot, j’étais un peu impressionné. L’assistant opérateur me dit qu’un phénomène de photographes-pirates est en train d’apparaître: « plein de petits motards en Vespa traquent Bardot partout, on les appelle les paparazzi ». Je vois tout de suite le terme d’un point de vue graphique: il m’apparaît comme un beau titre. C’était un mot que personne ne connaissait encore en France. J’ai pensé que c’était «paperasse» en italien, alors que ça vient du nom d’un personnage de La Dolce Vita, Paparazzo: Fellini a inventé un pluriel à ce nom propre pour nommer ces nouveaux journalistes ! Bref, je dis à Bardot que je vais faire le paparazzi des paparazzi: « ils vous traquent, mais moi je vais les traquer ! ». Elle accepte alors très gentiment mon projet. Parallèlement, j’avais monté mon équipe légère dans l’esprit de ces années: efficace et qui ne se drape pas dans un professionnalisme ostensible et inutile !.  J’allais donc ainsi faire Paparazzi.


Jean-Luc voulait tourner à Sperlonga, mais il y a eu une tempête - j’en ai tiré un autre court : Bardot Et Godard, Le Parti Des Choses, en référence à une phrase de Godard qui dit que sur un tournage « il faut prendre le parti des choses, c’est-à-dire le parti des dieux ». Jean-Luc déplace la séquence à Capri. Sur les nombreux paparazzi de Rome, seuls trois débarquent là-bas: ceux que l’on voit dans mon film. Et le hasard fait qu’ils se retrouvent dans le même hôtel que moi. Naturellement ils veulent me tirer les vers du nez. Surtout qu’on racontait que Bardot allait se baigner nue dans la calanque en bas de la villa Malaparte. Ils étaient à l’affût, et moi j’étais un peu entre l’enclume et le marteau: ces trois types étaient plutôt sympathiques, mais j’étais là avec l’accord de Bardot et du producteur Carlo Ponti. Et je ne savais pas quand elle allait se baigner, même Godard d’ailleurs : ça pouvait dépendre de l’humeur, de la météo… Ces paparazzi planqués énervaient Godard et Bardot, mais ils n’ont jamais eu la photo de Bardot nue ! Et puis, Godard était très adroit. Par exemple, il voulait Bardot les cheveux tirés en arrière alors qu’elle tenait absolument à garder sa choucroute: il lui dit que si elle accepte, il s’engage à marcher dix mètres sur les mains… il a remporté son pari !


Pour une séquence j’ai demandé à Bardot d’interpeller face caméra les paparazzi, afin que je les fasse ensuite répondre. C’est un « dialogue » que j’ai construit au montage. J’ai fait du film une sorte de fiction, une véritable histoire avec prologue, développement, épilogue. En plein montage, je tombe dans la rue sur un canard people avec une photo de B.B. dont j’avais la planche-contact : elle m’avait été remise par les paparazzi. Utilisée hors-contexte, on lui faisait raconter n’importe quoi. J’ai repris ça dans le film pour montrer les balbutiements de ces pratiques.


La voix-off de mon film dit « tu » et s’adresse à Bardot. Je tenais à éviter la troisième personne, ou un « je » de polar américain. Certains analystes assez fins y ont vu le tutoiement réservé aux dieux. Bardot s’est montrée au final heureuse du film - et elle ne s’est jamais servi de la liberté que je lui avais donnée de me congédier si ma présence la dérangeait.

Depuis, Godard me dit « quand je vois Paparazzi, je retrouve l’ambiance du tournage du Mépris »… Et moi quand je vois Le Mépris je retrouve mes souvenirs de Paparazzi ! »


Jacques Rozier. Propos recueillis par Rémi Boiteux.


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du 24 juin au 2 juillet 2017

Dans le cadre de Il cinema Rittrovato de Bologne,


PROJECTION DE 3 FILMS DE JACQUES ROZIER



JEAN VIGO 

CINEASTES DE NOTRE TEMPS

de Jacques Rozier


France / 1964 / 94’ / nb / vof

avec Michel Simon, Albert Riera, Dita Parlo, Jean Painlevé, André Négis, Pierre Merle, Jean Dasté, Gilles Margaritis, Jean Lods, René Lefèvre, Paul Grimault


« J’ai fait le film selon la même méthode que Citizen Kane : qui était vraiment le citoyen Vigo ?

Ses collaborateurs, ses amis, parlent de lui trente ans après sa mort.

On découvre alors un Vigo complètement anar, très farceur et à l’opposé de son image des histoires du cinéma, du côté "Rimbaud du cinéma" qui lui colle à la peau. »

Jacques Rozier, Les Inrockuptibles, juillet 1996

> pour en savoir plus



En 1963, je produis et réalise en même temps en marge du tournage du « Mépris » deux films  : « Paparazzi » sur les rapports conflictuels de Brigitte Bardot avec ces photographes chasseurs d’images, dont la désignation sous le terme « paparazzi » n’est pas encore arrivée en France, et « Le Parti des choses : Bardot-Godard » sur la rencontre cinématographique inattendue à l’époque de ces deux stars, l’une du cinéma traditionnel, l’autre de la Nouvelle Vague.


Paparazzi

(film, 1963)

tournage mai 1963 à Capri, 35 mm, noir et blanc, 20 mn


Scénario : Jacques Rozier

Image : Maurice Perrimond

Musique : Antoine Duhamel

Son : Jean Barronet 

Interprétation : Brigitte Bardot, Jean-Luc Godard, Michel Piccoli, Fritz Lang, Jack Palance, Giorgia Moll et trois "paparazzi"

Textes de Jacques Rozier dits par Michel Piccoli, Jean Lescot et Davide Tonelli

Montage : Jacques Rozier

Production : Films du Colisée (Jacques Rozier)


Concernant "paparazzi",  le terme "making off" est inopportun.

C'est plutôt un film de fiction constitué la plupart du temps d'éléments enregistrés consciemment de part et d'autre. Ainsi le dialogue en champ - contrechamp : BB - les 3 paparazzi a-t-il été établi avec la connivence des deux partis.

Jacques Rozier


Le Parti des choses : Bardot / Godard

(film, 1963)

Texte écrit et dit par Jacques Rozier

Image : Maurice Perrimond Son : Jean Barronet

Montage : Jacques Rozier, Jean Collet

Interpretation : Brigitte Bardot, Jean Jean-Luc Godard, Michel Piccoli, Jack Palance, Fritz Lang dans leur propre rôle

Production : Films du Colisée (Jacques Rozier)

Tournage : mai 1963 à Capri, 35 mm, noir et blanc, 8 mn


> pour en savoir plus



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Lundi 22 mai 2017

VENDREDI 28 JUILLET 2017

PROJECTION DE 3 FILMS DE JACQUES ROZIER


Paparazzi / Le Parti des choses / BLUE JEANS


Cinéma le Méliès, Port-de-Bouc

Dans le cadre de ZONES PORTUAIRES


projections à 20h30

buffet dès 19h30


















Ces 2 films sont tournés en marge du tournage du Mépris de Jean Luc Godard.

L’un sur les rapports conflictuels de Brigitte Bardot avec ces photographes chasseurs d’images dont la désignation sous le terme de paparazzi n’était pas encore arrivée en France  PAPARAZZI Jacques Rozier (FR, 1963, 20 mn). L’autre porte sur la rencontre cinématographique inattendue de deux stars, l’une du cinéma traditionnel, l’autre de la Nouvelle vague. Et s’intéresse davantage au processus de la création.  Prendre le parti des choses, c’est vouloir « le définitif par hasard » dit la voix de Jacques Rozier 


PAPARAZZI

Jacques Rozier (FR, 1963, 20 mn)

(voir descriptif ci-après)


Le Parti des choses: Bardot/Godard

Jacques Rozier (FR, 1963, 8mn)

(voir descriptif ci-après)



BLUE JEANS

Jacques Rozier (Fr, 1958, 22mn)


Scenario : Jacques Rozier et Michèle O’Glor Texte ; Yvan Audouard dit par Pierre Michael et J.R.

Image : Pierre Jacquinet ,

Montage : Jacques Rozier

Interprètes : René Ferro,Fancis de Peretti, Laure Coretti


« J’avais placé le film sous le signe du néo-réalisme italien. En extérieur, à la main ou sur un pied dans une 2cv, pour un résultat insolite par rapport au cinéma français d’alors…»


Le film qui a attiré l’attention de Jean-Luc Godard ( et de Jean Douchet) au festival de Tours en 1958

  

JOSÉPHINE EN TOURNÉE (1ère partie) 

Jacques Rozier, (FR, 2015, 75 mn)

d'après Joséphine en tournée (1990, épisodes 1 et 2)  

avec Bernard Menez, Henri Guybet, Lydia Feld


projection reportée à l’automne


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Le Parti des choses : Bardot/Godard

paparazzi